Travail en cours / Point de sauvegarde (IV)

Chapitre 12 achevé il y a quelques jours. Le récit prend une ampleur inattendue.

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Lecture en anglais de la monumentale Heimskringla de Snorri Sturluson. Geste épique d’une lignée de rois norrois, entre Histoire et mythe. L’objet est aussi beau que le texte.

Sur le plan de travail également, un essai rare sur la place de la femme dans les sociétés scandinaves de l’époque, Women in the Viking age, ainsi qu’une étude sur la relation entre animaux et humains dans l’art et dans la vie courante, de l’âge du fer à la période viking. Ça s’appelle Animals and Humans, recurrent symbiosis in archaeology and Old Norse religion. Le contenu surpasse le titre, bien heureusement.

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Et pour finir, trois bouchées du manuscrit.

« On alla chercher sur les îles des Danes d’autres Vikings pour garnir les bancs des navires pris aux Sviars. Sur l’île de Gotland, au large des côtes de la Scanie, on trouva à engager des Hördar et des gens du Halogaland, tous de passage. Ils étaient venus commercer dans les quelques foires d’été qu’on trouvait dans les anses, et ils s’apprêtaient à rentrer au pays quand les rumeurs de ce qui se déroulait en pays thuringien leurs étaient parvenues. Attirés par le nom de Sigdis, rejeton des Hreidargar, et les promesses de récompenses ou de pillages, ils se mirent au service de la Fille à la Lance, et la flotte des Vikings compta bientôt quatre herskip et un navire de charge. Avec cent-cinquante guerriers sous sa bannière, Sigdis pouvait laisser libre cours à des ambitions plus élevées. »

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« Prends plaisir à la morsure
Du puissant chien du pin,
Au crissement de la vêture
De Skadi sous ton pied.
Tôt tu les regretteras,
Lorsque reviendra
Le destructeur des forêts,
Le retentissant tueur d’Hálfr. »

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« Mais je n’ai pas tué ma fille, Roi ! Ta souffrance ne saurait égaler la mienne ! Moi, je me meurs à chaque pensée d’elle, à chaque écho de sa voix entendu, dans la montagne venteuse, ou dans les vagues aux flancs du bateau. Toi, ta grande peine, c’est le craquement de l’avoine trop tôt jauni sur des champs de poussière, et les râles des malades que dévorent les Filles du Feu, et le grondement de ces flammes qu’on voit mordre le ciel. »

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